Benoît, volontaire en Égypte

Peux-tu nous décrire ta mission ?

Je m’appelle Benoit, j’ai 22 ans et je suis étudiant en management des systèmes d’information. Je suis partie en mission 6 mois en Egypte. Je vivais et travaillais dans le couvent et institut dominicain d’étude oriental (IDEO) du Caire. Sur place, j’ai pu faire l’analyse, la gestion et la maintenance de l’informatique, de la téléphonie et du réseau de la bibliothèque et du couvent. Je travaillais en collaboration étroite avec l’informaticien de la bibliothèque ainsi qu’avec les frères en fonction de leurs responsabilité et mission dans le couvent.

Quelle a été ta plus grande joie pendant ta mission ?

Mes plus grandes joies durant la mission ont été les moments de partage, les bouts de vie avec les frères du couvent. J’ai notamment été marqué par la célébration de Noel, un moment beaucoup plus sobre qu’à l’accoutumé mais d’autant plus beau et profond.

Quelle a été ta plus grande difficulté ? Comment l’as-tu surmontée ?

Etant dans un contexte assez proche de ma vie en France (frères parlant français ou anglais, connexion à internet permanente, mission proche de mes habitudes professionnelles), il m’a été difficile de sortir de ma zone de confort pour profiter pleinement de ce que la mission avait à m’offrir. J’ai dû y aller petits pas par petits pas afin de m’ouvrir et découvrir tant d’autres belles choses qui se présentaient à moi.

Bibliothèque de l’IDEO

Tu as vécu plusieurs mois dans une communauté religieuse. Qu’est-ce qui t’a marqué dans la vie des frères et des sœurs dominicains ?

Avant mon départ en volontariat, j’ai déjà plusieurs fois eu l’occasion de découvrir la vie de communautés religieuses. Je n’ai donc pas été très dépaysé par leur vie quotidienne (d’autant plus que la majorité des frères venaient de pays occidentaux). Cependant, si je retiens une chose de mes 6 mois avec eux, c’est l’implication. L’implication dans leur vie spirituelle certes, mais également l’implication dans leurs missions, dans leur vie intellectuelle, dans leurs relations, l’implication partout et pour tous. J’avais comme l’impression de vivre avec des personnes qui ont l’énergie pour des journées de 48h quand nous n’en avons que 24.

Qu’est-ce qui a changé dans ta foi grâce à cette mission ?

Vu de l’extérieur, les personnes qui me connaissent répondraient que rien n’a changé entre l’avant volontariat et l’après. Je n’étais pas grand pratiquant avant, je ne le suis pas plus après (même après avoir passé 6 mois à prier plusieurs fois par jour). Mais si je m’écoute moi, je sais, je sens que quelque chose a changé. Passer 6 mois à discuter de ma foi, à la questionner, la décortiquer, fait que je suis beaucoup plus à même de savoir, de sentir les raisons de ma foi. Savoir en quoi je crois et pourquoi.
Ainsi, je sens que je suis beaucoup plus ouvert à discuter de la foi, à échanger, à partager autour d’elle.

Jardin du couvent des Dominicains

Quel est ton conseil en or pour un futur volontaire ?

Avant de partir, je conseille de se trouver une activité/un loisir qui nous anime, que l’on aime et que l’on peut pratiquer seul sur place (lire, écrire, dessiner, un jeu que l’on aime, n’importe quoi que l’on apprécie faire). Une fois sur place, cette activité peut servir de refuge dans les moments difficiles, d’occasion de réfléchir pour profiter au mieux de sa mission ou juste de moment pour soi-même.

Publié par Dom&Go

Volontariat international dominicain

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