Clémence, volontaire au Zimbabwe

Peux-tu te présenter et nous décrire ta mission ?
Je m’appelle Clémence Robert, j’ai 23 ans et je termine mon parcours en école de commerce, avec une spécialité Ressources humaines. Je vis à Paris pour mon stage de fin d’études dans un cabinet de recrutement.

Je suis partie au Zimbabwe de janvier à juin 2023. Ma mission était d’enseigner le français dans une école de filles, situé à Chishawasha, un village rural près de la capitale, Harare. Là-bas, je vivais au quotidien dans un couvent, avec trois sœurs zimbabwéennes et une sœur kenyane. L’internat accueillait 450 filles de 12 à 17 ans et j’avais en charge 4 classes de 40 élèves, parmi les plus jeunes élèves. En parallèle, je donnais des cours particuliers auprès des filles les plus motivées. Durant ma mission, j’ai participé aux nombreux évènements de l’école, dont un défilé de mode, des tournois sportifs… J’ai également contribué à la création d’un club de français, pour promouvoir la culture et la langue française au sein de St Dominics.

Quelle a été ta plus grande joie pendant ta mission ?
Ma plus grande joie a été d’expérimenter l’accueil si chaleureux des Zimbabwéens, et de créer des vraies relations d’amitié sur place, à travers de simples moments vécus. Même si beaucoup de choses peuvent nous opposer, dans la langue et la culture notamment, on pouvait se retrouver sur le terrain de la foi et les valeurs de la famille. Les balades dans la magnifique vallée de Chishawasha au milieu des collines, à rencontrer les locaux sur le chemin ont été aussi de très beaux souvenirs !

Quelle a été ta plus grande difficulté ? Comment l’as-tu surmontée ?
En cas de difficulté ou d’incompréhension, ce qui a été le plus dur a été de ne me sentir ni comprise par les sœurs de la communauté (manière différente de communiquer), ni par mes proches en France car très loin du quotidien Zimbabwéen malgré mes récits et photos ! Une certaine solitude a donc pu s’installer, mais cela m’a aussi permis d’apprendre à mieux me connaitre et de faire confiance. Les moyens de me ressourcer ont été l’écriture, la prière, et les moments passés avec les autres volontaires.


Tu as vécu plusieurs mois dans une communauté religieuse. Qu’est-ce qui t’a marqué dans la vie des frères et des sœurs dominicains ?
Tout d’abord, ce sont des êtres humains comme tout le monde ! Partager tous les repas, et vivre en communauté en prenant en compte les besoins et les limites de chacune permet une relation fraternelle et gratuite, qui fait grandir. J’ai réalisé que les règles et la régularité des offices, qui peuvent être vues au début comme une contrainte, sont en réalité un cadre m’a élevée et m’a rapproché de la communauté.

Qu’est-ce qui a changé dans ta foi grâce à cette mission ?
La foi a été un vrai pilier de ma mission, où j’ai pu m’abandonner à la Providence au quotidien. Assister à la messe tous les matins a été une grande force dans ma relation personnelle à Dieu. J’ai également été émerveillée de la beauté des messes et des célébrations qui étaient pleines de joie, de chants et de danses. Même la messe de Pâques, qui a duré 5 heures, m’a vraiment transportée pour vivre la résurrection du Christ !

Quel est ton conseil en or pour un futur volontaire ?
Au Zimbabwe, et en général en mission, la notion du temps est toujours très différente qu’en Occident. Alors profites-en pour prendre (vraiment) le temps, ne fais jamais de plans, et laisse-toi bousculer pour vivre pleinement cette période qui te changera profondément !

Publié par Dom&Go

Volontariat international dominicain